Nouvelle-Aquitaine

Légionelles et légionellose

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Legionelle
La légionellose est une infection pulmonaire provoquée par des bactéries présentes dans l'eau : les légionelles.
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Les légionelles, bactéries du genre Legionella, sont présentes à des concentrations faibles, dans les milieux naturels : dans l'eau douce et les sols humides.

Elles peuvent également coloniser les sites hydriques artificiels tels que les réseaux de distribution d'eau, les circuits de refroidissement (climatisation collective ou tours aéroréfrigérantes à voie humide).

Elles profilèrent dans les eaux stagnantes lorsque la température est située entre 25 et 45°C.

Les conséquences sanitaires des expositions aux légionelles sont variées et peuvent conduire à :

  • une infection non-pulmonaire de type grippal, fièvre de Pontiac notamment, dont l'issue est généralement favorable,
  • une infection pulmonaire plus grave (pneumopathie sévère) : la légionellose. Cette maladie est mortelle dans 9% des cas. Certaines personnes présentent une plus grande susceptibilité à la légionellose en raison de leur âge et de facteurs de risque comme le tabagisme. Cette pathologie concerne des personnes fragilisées par une immunodépression, une transplantation, un diabète ou une insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique, mais aussi des personnes sans facteur de risque associé.

La contamination de l'homme se fait par inhalation de fines gouttelettes d'eau contenant des légionelles, diffusées sous forme d'aérosols.

Ces derniers sont produits par l'intermédiaire d'équipements tels que des douches, des humidificateurs, des bains à remous et autres équipements de balnéothérapie ou encore des tours aéroréfrigérantes. Il n'existe pas de transmission interhumaine et boire l'eau du robinet n'induit pas de contamination.

Pour en savoir plus :

Veille sanitaire

La surveillance des cas de légionellose permet d'améliorer la prise en charge précoce des cas de légionellose et d'éviter l'apparition d'épidémies.

En France, la surveillance de la légionellose est basée sur le système de la déclaration obligatoire : les cas sont signalés par les médecins ou biologistes au Point Focal Régional de l'ARS.

Pour chaque cas, une enquête épidémiologique est réalisée afin d'identifier les sources potentielles de contamination.

En fonction des résultats de cette enquête, une enquête environnementale est menée par les services Santé Environnement de l'ARS au niveau des lieux et/ou des établissements fréquentés par le cas de légionellose.

Inspections

L'ARS a également un rôle de contrôle et de prévention auprès des établissements de santé et médico-sociaux pour lesquels elle établit un programme annuel d'inspection visant à s'assurer de la maîtrise des risques de prolifération des légionelles par les responsables d'établissement (dont contrôle de la mise en œuvre des dispositions réglementaires).

D'autres inspections peuvent également être mises en œuvre par l'ARS, notamment en cas de survenue de cas de légionellose.

Chacun d'entre nous peut agir chez lui pour lutter contre l'exposition aux légionelles en :

  • faisant couler l'eau froide et l'eau chaude au moins 1 fois par semaine au niveau des points d'eau qui sont peu utilisés (évier, lavabos, douche, etc.) et après chaque période d'absence prolongée, pour tous les points d'eau avant de les réutiliser (notamment la douche) ;
  • surveillant la température de l'eau chaude à domicile : elle doit être très chaude mais pas "bouillante" (au moins 50°C et au plus 60°C au niveau de l'évier de la cuisine) ;
  • procédant régulièrement au détartrage et à la désinfection des embouts de robinetterie (brise-jets, pommeaux de douches, etc.) ;
  • utilisant de l'eau stérile pour les appareils biomédicaux (nettoyage et remplissage des appareils d'oxygénothérapie ou de lutte contre l'apnée du sommeil).

Pour en savoir plus :

Ministère de la santé - Prévention de la légionellose : les obligations par type d’installation et d’établissement (Spas, ERP ...)