Point de situation en France dans le cadre de l’épidémie de méningite au Royaume-Uni

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Les autorités sanitaires françaises ont été informées le 12 mars 2026 d’un cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) chez une personne récemment rentrée d’Angleterre, où une épidémie d’IIM sévit actuellement en Canterbury.
Aucun autre cas lié à cette situation outre-Manche n’a été signalé et les autorités françaises en coordination avec leurs homologues britanniques suivent la situation.

Les autorités sanitaires françaises ont été informées le 12 mars 2026 d’un cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) chez une personne de retour d’Angleterre où sévit actuellement une épidémie d’IIM qui s’est déclarée dans la région de Canterbury. Le patient a été hospitalisé et son état est stable. A ce stade, aucun autre cas n’a été déclaré sur le territoire national en lien avec cette situation outre-manche. La situation est suivie avec attention par les autorités sanitaires françaises, en lien avec leurs homologues britanniques. 

Toutes les mesures de gestion ont été prises pour limiter les risques de transmission de la maladie. Les personnes ayant été en contact à risque avec le patient ont été informées de la situation et un traitement antibiotique prophylactique leur a été proposé. 

Qu’est-ce-que les méningocoques ?

Les méningocoques sont des bactéries pouvant provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies qui peuvent être mortelles ou laisser des séquelles importantes. Les symptômes d’alerte comprennent : 

  • une fièvre élevée mal tolérée,
  • des maux de tête intenses,
  • une raideur de nuque,
  • une intolérance à la lumière,
  • des nausées voir des vomissements,
  • et/ou l’apparition de taches rouges ou violacées (purpura) sur la peau. 

Ces signes peuvent laisser suspecter une infection invasive à méningocoque. Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15.  

Toutes les recommandations sanitaires sont accessibles sur Méningite - Infections invasives à méningocoque - Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

Informations relatives au maintien ou non de voyages scolaires

Les populations identifiées par les autorités sanitaires britanniques sont des étudiants fréquentant l'université du Kent et/ou fréquentant la discothèque Club Chemistry.

Il est également à rappeler que les méningocoques se transmettent par gouttelettes et par sécrétions respiratoires et pharyngées : la transmission de la maladie entre individus nécessite un contact proche et prolongé. L’acquisition d’un méningocoque et la colonisation du rhinopharynx sont rarement suivies d’une IIM.

Les voyages scolaires sont généralement associés à des activités relativement différentes de celles décrites dans le cluster britannique, ce qui peut conduire à avoir une attitude rassurante.

Toutefois l'existence d'un sur-risque bien que faible ne peut être totalement écarté lors d'un tel voyage.

Il appartient aux organisateurs de ces voyages de décider de leur politique face à ce risque résiduel, la recommandation d'un port du masque des visiteurs est possible dans le cadre d'une politique de réduction du risque résiduel tant que la situation reste active.