Élus - Comment lutter contre la prolifération du moustique tigre dans ma commune ?

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Présent désormais dans de nombreux territoires de Nouvelle-Aquitaine, le moustique tigre constitue un enjeu de santé publique en raison de son rôle potentiel dans la transmission de certaines maladies. Sa surveillance est organisée à l’échelle régionale et la prévention repose essentiellement sur des gestes simples et une mobilisation collective pour limiter sa prolifération.

Outre son pouvoir de nuisance, le moustique tigre est aussi potentiellement « vecteur » des virus de la dengue, du Chikungunya, et du Zika. Des maladies nommées arboviroses généralement bénignes mais qui, dans certaines formes, peuvent entraîner des complications graves, notamment chez les personnes âgées, les femmes enceintes (Zika), les personnes immunodéprimées ou avec comorbidités. 

La surveillance de ces maladies est assurée par l’ARS et Santé publique France. 

En 2025, les premiers cas autochtones de chikungunya et de dengue ont été identifiés dans la région, ce qui témoigne des risques désormais réels de transmission épidémique sur nos territoires et de la nécessité de renforcer la prévention en éliminant les gîtes larvaires. 

Il n’existe en effet pas d’autre solution efficace pour limiter la prolifération du moustique tigre.

L’ARS Nouvelle-Aquitaine déploie chaque année un dispositif de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 novembre, en coordination avec Santé publique France et ses opérateurs de démoustication. L’objectif est d’intervenir rapidement grâce à des mesures de lutte antivectorielle adaptées en cas de risque sanitaire (cas humains).

L’ARS assure aussi, avec ses opérateurs, des actions de sensibilisation et de formations auprès relais d’information auprès de la population et qu’ils aident les habitants à repérer et supprimer les gîtes larvaires dans l’espace privé. Ces actions et ces gestes sont essentiels pour prévenir les risques, freiner la prolifération du moustique.

Chaque année, l’ARS Nouvelle-Aquitaine déploie une campagne de communication à destination du grand public et des collectivités, avec des outils de communication à utiliser pour aider à lutter contre la prolifération de moustiques.

 

La collectivité, dans le cadre de ses compétences en matière d’hygiène et de salubrité, est un acteur pivot de la lutte contre les moustiques et doit agir pour limiter la présence du moustique tigre sur son territoire. Elle doit notamment mettre en oeuvre un plan de contrôle et d’élimination des gîtes larvaires, en particulier dans les espaces publics tels que les parcs et jardins municipaux, les cimetières et les jardins partagés.

Elle est encouragée également à engager une dynamique de mobilisation citoyenne, en sensibilisant les habitants aux gestes de prévention à adopter sur leurs balcons, terrasses et dans leurs jardins, et en les incitant à supprimer toute eau stagnante dans les récipients et contenants autour de leurs maisons.

Le saviez-vous ?

L’ARS met à disposition une plateforme qui centralise une boîte à outils et des ressources très complètes et pédagogiques pour soutenir vos actions locales et la mobilisation des habitants. 

? Moustique Tigre – Santé Environnement Nouvelle-Aquitaine

 

Si un cas de dengue, chikungunya ou Zika est diagnostiqué, le médecin ou le biologiste doit le déclarer immédiatement à l’ARS Nouvelle-Aquitaine, qui déclenche automatiquement une enquête de repérage du moustique autour du domicile du patient.

L’ARS contacte la personne pour enquêter sur ses déplacements et déterminer sa période de virémie (phase pendant laquelle le virus circule dans le sang et peut être transmis à un moustique en cas de piqûre, qui pourra alors retransmettre le virus à quelqu’un d’autre, entrainant ainsi un risque de transmission autochtone).

Si le moustique est présent sur les lieux fréquentés par la personne malade, une opération de démoustication, c’est-à-dire un traitement pour réduire la quantité de moustiques adultes et éliminer les moustiques potentiellement porteurs du virus, peut être déclenchée dans un rayon de 150 mètres autour des lieux où la personne a pu être piquée (ou 300m pour un cas autochtone).

Ces opérations sont menées en urgence et la collectivité est informée 24h à 48h avant la mise en œuvre du traitement. Lorsque des cas autochtones sont signalés, la mobilisation sociale doit être renforcée et la collectivité participe à la diffusion de messages d’information auprès de la population concernée. 

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