Communiqué de presse - Ambroisie - Les acteurs régionaux appellent à une mobilisation renforcée en Nouvelle-Aquitaine du 12/06/2026

Communiqué de presse

L’ARS Nouvelle-Aquitaine apporte son appui aux préfets dans la mise en oeuvre des plans de lutte contre les ambroisies et pilote des actions dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement (PRSE NA). Elle mobilise FREDON NA et les CPIE (Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement) 19 et 23 pour animer et coordonner un réseau de référents et la gestion des signalements ...

Un point de situation ambroisie par département en Nouvelle-Aquitaine

Une mobilisation renforcée en Nouvelle-Aquitaine

L'ARS Nouvelle-Aquitaine mobilise FREDON NA et les CPIE (Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement) 19 et 23 pour animer et coordonner un réseau de référents et la gestion des signalements; prévenir et sensibiliser le grand public, les élus et les
professionnels; organiser la lutte contre les ambroisies en déclinaison de plans d’actions départementaux. Les
actions menées auprès des collectivités sont par exemple : la formation de référents, la présence à des
évènements régionaux ou départementaux comme le salon de l’agriculture de Bordeaux et INNOVille en 2026, le
prêt de l’exposition ambroisie, ...

A propos de la plante

Originaire d’Amérique du Nord, cette plante exotique envahissante colonise progressivement les sols nus : parcelles agricoles, bords de routes, zones de chantier, jardins et espaces publics. L’ambroisie à feuilles d’armoise reste l’espèce la plus répandue dans la région. Des foyers d’ambroisie à épis lisses sont présents dans les Landes.

Le pollen d’ambroisie est l’un des plus allergisants, 5 grains de pollen/m d’air sont suffisants pour entrainer une réaction allergique chez les personnes sensibles. Une exposition répétée provoque l’apparition de symptômes : rhinite, conjonctivite, trachéite, urticaire, eczéma et dans 50% des cas, apparition ou aggravation de l'asthme.

Les impacts de l'ambroisie sur la santé

Les pollens d’ambroisie, émis en fin d’été, sont extrêmement allergisants. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime qu’au moins 1 million de personnes sont allergiques à l’ambroisie en France, avec des coûts de prise en charge évalués à au moins 59 millions d’euros par an. La plante concurrence les cultures printanières. Il en résulte une diminution des rendements, de la qualité des cultures et une contamination des lots de semences.

Les bons gestes à adopter

Avant la floraison (jusqu’à fin juillet), enfilez des gants et arrachez les plants. Vous pouvez ensuite les laisser sur place se dégrader naturellement au sol.

Pendant ou après la floraison (début août à octobre), ne faites rien ! Vous risquerez d'aggraver la situation en répandant les pollens et les graines... attendez le printemps prochain, de nouveaux plants renaîtront et vous pourrez les arracher avant leur floraison.

Hors de ma propriété, je signale la zone infestée sur la plateforme interactive signalement ambroisie :

https://signalement-ambroisie.atlasante.fr

Des perspectives dans la lutte contre l'ambroisie

Ophraella communa, coléoptère reconnu pour sa capacité à provoquer des dégâts ciblés spécifiquement sur l’ambroisie, pourrait constituer une aide supplémentaire dans la stratégie de lutte contre cette plante invasive.

Des études sont en cours pour que ce nouvel agent de lutte biologique puisse être reconnu en tant que tel.

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