Dans le cadre de la circulaire n° DGOS/R1/2022/107 du 15 avril 2022 relative à la première délégation des crédits du Fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS) pour l’année 2022, il a été prévu d’allouer des financements aux établissements de santé engagés dans un projet de numérisation de leur activité d’anatomocytopathologie (ACP). Ces crédits visent à accompagner la mise en œuvre de projets nécessitant l’achat et la maintenance de scanners de lames, d’un système de gestion d’images, d’écrans et de souris adaptés à la pathologie digitale, de capacités de stockage et de réseaux sécurisés permettant le déploiement d’un workflow numérique à des fins de diagnostic performant et innovant et d’évaluation de biomarqueurs histologiques prédictifs et théranostiques (médecine personnalisée).
Cette mesure s’inscrit notamment dans l’action II.3.4 de la Stratégie décennale de lutte contre les cancers : « Encourager l’innovation en diagnostic et en thérapies médicales notamment ciblées, radiothérapie, chirurgie, techniques interventionnelles sous imagerie ». L’activité d’anatomopathologie constitue en effet un maillon essentiel du diagnostic et de la prise en charge des cancers.
Dans ce cadre, les trois CHU de Nouvelle-Aquitaine, réunis au sein du GCS NOVA, ont souhaité travailler en réseau afin de franchir ensemble ce « saut numérique ». Porté conjointement par les CHU de Bordeaux, Poitiers et Limoges, au sein du groupement de coopération sanitaire de Nouvelle-Aquitaine et en partenariat avec l’Agence régionale de santé, le projet e-Novapath avait pour objectif initial la numérisation des services de pathologie des trois établissements. Le projet associe également l’Université de Bordeaux, l’Université de Poitiers, l’Université de Limoges et l’Alliance Innovation Santé Nouvelle-Aquitaine.
Il s’agit de numériser en très haute résolution, via des scanners haut débit, les lames en verre sur lesquelles sont apposés les tissus ou liquides biologiques. Les pathologistes analyseront ensuite ces images sur écran, permettant :
- une amélioration de la qualité et de la rapidité d’interprétation ;
- un renforcement de la collaboration inter-établissements pour les dossiers complexes (expertise) ;
- le développement d’outils d’intelligence artificielle (aide au diagnostic, évaluation et quantification de biomarqueurs pronostiques et théranostiques, prédiction d'anomalies moléculaires…) ;
- le partage d'images lors des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) locales ou régionales ;
- le partage d'images à visée d'enseignement (pour la formation des internes en anatomie pathologique de l'interrégion en stage dans le service de pathologie de l’établissement candidat et pour la FMC des praticiens hospitaliers), et de recherche (industrielle, académique).
Ce partenariat est formalisé par un accord de collaboration entre le GCS NOVA et les CHU de Bordeaux, Poitiers et Limoges. Après un premier AMI lancé en 2024 ayant permis d’élargir à 11 la liste des établissements engagés dans le projet, il a été décidé de procéder à un second appel afin de soutenir les établissements n’ayant pas candidaté en 2024. L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire de manière équitable.
Le présent AMI vise donc à attribuer un financement maximal socle pour accompagner les projets portés par les établissements de Nouvelle Aquitaine n’ayant pas encore intégré le projet e-Novapath. Il s’adresse donc prioritairement à des établissements situés dans les départements suivants : Charente-Maritime, Corrèze, Gironde, Lot et Garonne et Pyrénées Atlantiques.






