Nouvelle-Aquitaine

Santé publique France (SPF) - Nouvelle Aquitaine

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Santé publique France conduit son action régionale au travers de ses Cellules d’intervention en région (Cire) placées auprès des ARS. Elles leur apportent l’expertise scientifique dans la veille, la surveillance et l’alerte sanitaire pour l’aide à la décision des politiques de santé régionales. Les Cire sont les représentants uniques en région de Santé publique France.
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Inscrite dans la loi de modernisation de notre système de santé, Santé publique France est l’agence nationale de santé publique créée par le décret du 27 avril 2016. Elle correspond à la fusion de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), l'Institut de veille sanitaire (InVS) et l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). Sa mission, qui est de protéger efficacement la santé des populations, s’articule autour de trois axes majeurs : anticiper, comprendre, agir.

En tant qu’agence scientifique et d’expertise du champ sanitaire, elle a en charge :

  • l’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations ;
  • la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
  • la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
  • Le développement de la prévention et de l’éducation pour la santé ;
  • La préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
  • Le lancement de l’alerte sanitaire.

Pour réaliser ses missions en région, l’agence dispose, sous son autorité, de Cellules d’intervention en région (Cire) placées au plus près du terrain, au sein des Agences régionales de santé (ARS). La Cire assure une mission opérationnelle dans le champ de la veille, de la surveillance et de l’alerte.

Au nombre de 12 en métropole et 3 en outre-mer (Antilles, Guyane et Océan Indien), les 15 Cire sont l’unique représentant de Santé publique France en région. La Cire représente une capacité d’intervention régionale, sur l’ensemble du territoire. Elle apporte une expertise scientifique indépendante nécessaire à la décision des politiques de santé régionales. Enfin, la Cire joue un rôle majeur dans la gestion locale des situations de crise sanitaire.

Outre son rôle d’animation et de mobilisation des partenaires régionaux de veille sanitaire, la Cire a trois missions principales :

L’expertise des signaux sanitaires et  la réponse aux alertes :

En appui des Cellules de veille, d’alerte et de gestion sanitaires (CVAGS) des ARS. La Cire intervient plus spécifiquement sur des signaux complexes dans les champs des maladies infectieuses ou chroniques, de la santé environnementale ou en lien avec le travail. Dans ce cadre, elle est amenée à mettre en place des investigations épidémiologiques dont le but est de proposer des mesures de gestion ou de contrôle.

Le développement et le pilotage des systèmes de surveillance régionalisés :

Les Cire, prolongent l’activité nationale de Santé publique France dans le domaine de la surveillance et l’observation permanente de l’état de santé de la population.

La majorité des dispositifs de surveillance sont déclinés de manière homogène au niveau de l'ensemble des régions et répondent à des problématiques de santé présentes sur l’ensemble du territoire tels que :

  • la surveillance sanitaire des urgences et des décés (SurSaUD®)
  • les maladies à déclaration obligatoires,
  • les pathologies saisonnières (grippe, bronchiolite, pathologies liées au froid et à la chaleur ou aux pics de pollution atmosphérique...)
  • les Infections respiratoires aigües et les gastro-entérites dans les établissements médico-sociaux,
  • la couverture vaccinale,
  • les infections sexuellement transmissibles (VIH, Sida, syphilis, gonococcies)
  • les intoxications au monoxyde de carbone…

Pour les autres dispositifs, bien que revêtant un intérêt national, ils sont déclinés de manière hétérogène au niveau des régions en fonction des priorités de santé publique régionales. Ainsi, en Nouvelle Aquitaine une surveillance renforcée des arboviroses (chikungunya, dengue, zika) a été mise en place en raison de l’implantation du vecteur, le moustique tigre, dans plusieurs départements. En raison de la forte connotation agricole de la région et en particulier la viticulture, un dispositif de recueil des signalements en lien avec les épandages de pesticides (Phytoplainte) a été mis en place pour les riverains sur l’ensemble de la région. La Cire participe également activement à la surveillance du mésothéliome en menant les enquêtes environnementales auprès des cas déclarés en Nouvelle Aquitaine mais aussi dans les autres régions.

Etudes et expertises

Les études réalisées en Cire visent ainsi à répondre à des objectifs opérationnels ou d’amélioration des connaissances pour l’aide à la décision, principalement sur des problématiques régionales de santé.

A titre d’exemple, la Cire est chargé du pilotage de plusieurs études épidémiologiques (mortalité, morbidité, contexte local) auprès des populations riveraines de la zone industrielle de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Par ailleurs, la Cire Nouvelle Aquitaine expérimente, depuis 2015, la mise en place d’une plateforme régionale, MesVaccins.net (carnet de vaccination électronique), afin d’évaluer la couverture vaccinale en région (projet Evac).

Pour répondre à ses missions, la Cire Nouvelle Aquitaine, peut s’appuyer, en cas de besoin, sur l’ensemble des directions scientifiques de Santé publique France et sur le réseau des Cire.