Nouvelle-Aquitaine

Qualité de l’air, un enjeu pour notre santé

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Respirer un air de qualité à l'extérieur comme à l'intérieur est un enjeu de santé. L’exposition à la pollution de l’air sur le long terme est plus dangereuse pour la santé qu’une exposition ponctuelle lors d’un pic de pollution. Les pics de pollution peuvent avoir des conséquences sur la santé notamment pour les personnes les plus fragiles. L’ARS informe le public des précautions à prendre.
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Qualité de l'air - Affiche Pollution, quels effets sur la santé

La France compte 3,5 millions de personnes souffrant d'asthme, les particules fines sont un facteur majorant du nombre et de l’intensité des crises d’asthme et d’allergies.

La particules fines sont également à l'origine d’un grand nombre de décès anticipés : environ 48 000 décès prématurés chaque année en France dont 3 500 en Nouvelle-Aquitaine (Santé Publique France, Juin 2016).

Les coûts de la pollution de l’air (extérieur et intérieur) sont estimés à 100 milliards € /an en France, avec une large part liée aux coûts de santé.

À certaines périodes de l’année, notamment en période hivernale, au printemps et en été, surviennent des pics de pollution sur le territoire néoaquitain. La formation de ces pics est liée à la fois à :

  • la présence d’émissions polluantes (par exemples, rejets de particules et d’oxydes d’azote liés au chauffage et aux transports en hiver, et aux épandages aériens et aux transports au printemps) ;
  • la formation de polluants secondaires (par exemples, des particules fines au printemps et d’ozone en zone méditerranéenne en été) ;
  • des conditions météorologiques favorisant l’accumulation des polluants et limitant leur dispersion (vents faibles…).

On parle de pic (ou d’épisode) de pollution de l’air lorsque est dépassé, ou risque d’être dépassé, le seuil défini par la réglementation nationale pour les quatre polluants atmosphériques suivants : particules de taille inférieure à 10 micromètres (PM10), ozone (O3), dioxyde d’azote (NO2) et dioxyde de soufre (SO2).

Au niveau local, le dépassement de l’un de ces seuils conduit au déclenchement de procédures préfectorales qui conduisent à la mise en œuvre de diverses mesures. Une de ces mesures est la diffusion des recommandations sanitaires définies par le ministère chargé de la santé, afin de protéger la santé des populations et en particulier des personnes sensibles ou vulnérables.

Pour plus d’information :

La rubrique "Recommandations en cas d’épisode de pollution aux particules" du site du Ministère des Solidarités et de la Santé

Les pics de pollution sont généralement associés à des conditions météorologiques spécifiques, notamment un vent faible pour les particules.

Les recommandations lors des pics de pollution incitent notamment à limiter les efforts physiques et les volumes d’air inhalés, en particulier pour les personnes sensibles.

Les bons gestes

  • Pour tous :
    Qualité de l'air - Affiche pollution particules / gestes à adopter - Population générale
  • Pour les femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants :
Qualité de l'air - Affiche pollution particules / gestes à adopter - Enfants
  • Pour les + de 65 ans et des personnes sensibles :

    Qualité de l'air - Affiche pollution particules / gestes à adopter - Personnes sensibles

A savoir : d’où viennent ces particules ?

Les activités humaines, notamment les installations de chauffage, l’agriculture, certaines activités industrielles et les transports routiers, génèrent des particules de taille et de composition diverses à effets pathogènes (problèmes cardiovasculaires, respiratoires, etc.). Les particules fines PM 2.5 (2,5 micromètres au plus) représentent l’un des principaux facteurs de risque liés à la pollution de l’air.

En France, la combustion de biomasse (bois…) pour le chauffage représente de l’ordre de 49 % des émissions globales de particules fines (PM2.5) dans l’air extérieur.

Il est ainsi intéressant de connaître :

  • Les bons gestes en matière de chauffage au bois :
le site internet ATMO Nouvelle-Aquitaine / rubrique "Agir ensemble > Particuliers > Mon chauffage"
  • Le site internet de l'Agence :
la rubrique du site de l'Agence "Interdiction du brûlage à l’air libre"

Le transport routier représente quant à lui de l’ordre de 16% des émissions moyennes de particules fines (PM2.5). Ces proportions peuvent être localement plus importantes, en particulier à proximité d’axes à fort trafic routier. De plus, ces rejets polluants se produisent généralement à proximité de zones habitées et au niveau du sol, ce qui entraîne un fort potentiel d’exposition de la population aux émissions polluantes du trafic routier.

Le fort ensoleillement associé à une stagnation de l'air ou à un vent faible, sont propices à la formation de l'ozone. Les conséquences sur la santé varient selon le volume d'air inhalé, le niveau et la durée d'exposition. Plusieurs manifestations peuvent être provoquées : toux, inconfort thoracique, gêne douloureuse en cas d'inspiration profonde, mais aussi essoufflement, irritation nasale, oculaire, et de la gorge.

Les recommandations lors des pics de pollution incitent notamment à limiter les efforts physiques et les volumes d’air inhalés, en particulier pour les personnes sensibles.

  • Les bons gestes pour tous :
    Qualité de l'air - Affiche épisode de pollution de l'ozone / gestes à adopter - Population générale

Les populations particulièrement sensibles à la pollution par l'ozone sont les asthmatiques, les insuffisants respiratoires, les enfants et les personnes âgées. Elles doivent être informées des épisodes de pollution pour pouvoir respecter, à titre individuel, les consignes de prévention délivrées en la circonstance, au côté des mesures collectives.

 

 

Pour plus d’informations sur les pollens, vous pouvez consulter la page dédiée dans la rubrique « Pollens et ambroisie »  (en cours de construction)