Variole du singe - Infection par le virus Monkeypox

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Photo virus monkeypox

La variole du singe est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Les symptômes sont comparables à ceux de la variole mais la maladie est moins sévère. À ce jour, les cas signalés sont majoritairement bénins.

La situation est évolutive et des cas ont été signalés dans plusieurs pays d’Europe comme en France.

Les infections par ce virus font l’objet d’une surveillance pérenne par le dispositif de la déclaration obligatoire. Compte tenu des alertes en cours, la surveillance de ces infections est renforcée par Santé publique France.

Consultez le point de situation épidémiologique sur le site de Santé Publique France

Qu'est-ce que la variole du singe ?

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, l’infection débute par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une asthénie (fatigue). La maladie provoque également des ganglions. Les ganglions lymphatiques sont enflés et volumineux sous la mâchoire et au niveau du cou. La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes.

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe une éruption cutanée sous forme de vésicules remplies de liquide qui évoluent vers le dessèchement, la formation de croutes puis la cicatrisation. L’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Des démangeaisons sont fréquentes. Les bulles se concentrent plutôt sur le visage, les paumes des mains et plantes des pieds. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche et la région génitale. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.

Comment se transmet ce virus ?

La variole du singe se transmet par :

  • le contact de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus) avec les boutons ou les croûtes ;
  • les gouttelettes (postillons, éternuement...).

Dans quelles situations ?

  • Long face-à-face, par les gouttelettes ;
  • Contact physique rapproché, notamment lors d’un rapport sexuel, par le contact de la peau ou des muqueuses avec les boutons ou les croûtes ;
  • Partage de linge (vêtements, draps, serviettes…), ustensile de toilette (brosses à dents, rasoirs…), vaisselle, sextoy, seringue...

Aujourd’hui, le Monkeypox n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible (IST) mais les rapports sexuels réunissent toutes les conditions pour une contamination. Avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’être exposé au virus.

Une personne malade peut contaminer dès l’apparition des symptômes et jusqu’à la cicatrisation des lésions. Tant qu’il n’y a pas de symptôme, il n’y a pas de risque de transmission. 

Il est important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladiejusqu’à disparition des dernières croutes (le plus souvent 3 semaines).

Que faire en cas de symptômes ?

En cas d’apparition de symptômes (fièvre et éruption cutanée avec des vésicules), isolez-vous et contactez le SAMU Centre 15 qui vous orientera vers une consultation médicale.

Comment s’organise le contact tracing ?

Comme le protocole sanitaire le demande, chaque cas est appelé par Santé publique France et l’ARS pour une première investigation autour de son état de santé et de la liste des personnes contacts. Les cas confirmés et les personnes contacts, s’il y en a, sont rappelés plusieurs fois par l’ARS pour suivre l’évolution de leur situation et répondre aux éventuelles questions.

Une vaccination efficace pour les personnes contacts à risque

Pour les personnes contacts à risque, une vaccination efficace peut être proposée. Elle doit être réalisée entre 4 et 14 jours après le dernier contact avec la personne malade. Toutes les informations  concernant le nombre de doses dans leur situation, les intervalles et le déroulement de cette vaccination, seront expliquées aux personnes contacts à risque à l'occasion de leur suivi téléphonique avec les équipes de l'ARS. 

Prélèvements et analyses biologiques

La confirmation du diagnostic repose sur l’analyse biologique des prélèvements réalisés (résultat positif avec les techniques de qPCR ou RT-PCR spécifique du virus MKP (CNR) ou générique du genre Orthopoxvirus (ESR)).

La liste des laboratoires publics et privés en capacité de réaliser les prélèvements est disponible ci-joint. Il est conseillé de prendre contact par téléphone au préalable.

Les prélèvements réalisés sont ensuite analysés par l’un des 3 laboratoires spécialisés de Nouvelle-Aquitaine (CHU Bordeaux, CHU Poitiers, CHU Limoges).

Supports d'information Monkeypox

Santé publique France a créé des supports d'information sur le monkeypox : mode de transmission, symptômes, conduite à tenir en cas d'infection.

Téléchargez-les ci-dessous :