À l’occasion de la semaine européenne de la vaccination (27 avril au 3 mai), l’ARS Nouvelle-Aquitaine et ses partenaires se mobilisent autour d’un objectif commun : rappeler qu’à tout âge de la vie la vaccination est un des gestes de prévention le plus efficace. Cette année, une attention toute particulière est portée aux adolescents et aux jeunes, la vaccination de cette tranche d’âge étant la thématique de l’édition 2026.
Chaque année, la vaccination sauve près de 3 millions de vies dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Elle protège contre des maladies infectieuses parfois graves, mais aussi contre certains cancers. Pourtant, les niveaux de couvertures vaccinales restent insuffisants pour certaines vaccinations et l’apparition récente de cas groupés d’infections invasives à méningocoques (IIM) au Royaume-Uni, démontre l’importance de vacciner largement la population, et notamment les jeunes.
En 2026, une volonté d’«Allez vers le public » : plus de 60 rendez-vous proposés partout en Nouvelle-Aquitaine
Tout au long de cette semaine, c’est la vaccination qui vient à la rencontre des Néo-Aquitains.
Dans les halls des établissements, sur les marchés, au cœur des territoires ou via des dispositifs mobiles, plus de 60 actions sont proposées par les partenaires de l’ARS. Cafés info vaccination, stands, temps d’échanges ou encore séances de vaccination vont rythmer cette mobilisation.
Objectif : permettre à chacun de faire le point sur sa situation vaccinale, poser des questions et, selon les propositions, se faire vacciner sur place.
Retrouvez les principaux évènements et cafés info vaccination organisés dans la région :
Face à des couvertures vaccinales encore insuffisantes, l’enjeu de mieux sensibiliser les jeunes et leurs parents
Quelles nouvelles vaccinations sont proposées aux adolescents et aux jeunes ?
Pour les ados et les jeunes adultes, 3 vaccinations récentes sont essentielles à réaliser : les 2 vaccinations contre les méningocoques (ACWY et B) et celle contre les papillomavirus.
- Pourquoi la vaccination contre les méningocoques ? Les infections à méningocoques sont rares mais potentiellement fulgurantes. Elles touchent en particulier les nourrissons, les adolescents et jeunes adultes. La vaccination évite les méningites et des infections sévères généralisées, pouvant entraîner des séquelles ou des décès. Beaucoup de jeunes ont été vaccinés pendant l’enfance contre le méningocoque C, le faisant quasiment disparaître. Désormais, les méningocoques B, W et Y circulent majoritairement, induisant ces récents ajustements dans les recommandations vaccinales.
- Pourquoi la vaccination contre les papillomavirus (HPV) ? La vaccination contre les papillomavirus (HPV) permet de prévenir plusieurs cancers
Les infections à papillomavirus concernent près de 8 personnes sur 10 au cours de leur vie et entrainent chaque année 6 400 cancers par an en France (col de l’utérus, ORL, anus…). La vaccination est recommandée chez les garçons et les filles et elle est possible désormais jusqu’à 26 ans. En effet, même si les jeunes ont potentiellement déjà croisé un des virus HPV, ils peuvent avoir été en contact avec plusieurs autres types de HPV et le vaccin protège contre 9 types de virus, les plus cancérigènes.
Quelles autres vaccinations ?
En complément, à partir de 11 ans, il faut réaliser le rappel vaccinal DTPC (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite et Coqueluche) et vérifier que 2 doses de vaccin ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole) ont bien été reçues dans l’enfance.
- Voir les recommandations vaccination par âges en annexe 3 en bas de cette page
- Voir Détail des couvertures vaccinales pour les jeunes en annexe 2 et l’ensemble des couvertures vaccinales par département disponible via le bulletin de Santé publique France
Une vaccination plus accessible que jamais
Aujourd’hui, la vaccination peut être réalisée facilement par plusieurs professionnels de santé :
- Médecins et sages-femmes (à tous les âges de la vie),
- Pharmaciens et infirmiers (à partir de 11 ans et sans prescription s’ils sont formés).
S’informer, comprendre, décider : faire face à la désinformation
D’après « le Baromètre santé 2024 » de Santé publique France, 80 % des personnes interrogées sont favorables à la vaccination, mais les interrogations restent nombreuses.
Dans un contexte où les fausses informations circulent rapidement, notamment sur les réseaux sociaux, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur des sources fiables et des échanges de confiance avec les professionnels de santé.
La désinformation en santé, notamment sur les vaccins, peut fragiliser la confiance et retarder la décision de se faire vacciner qui est pourtant un acte essentiel pour se protéger.
Pour y répondre :
- L’ARS Nouvelle Aquitaine mène une campagne sur les réseaux sociaux afin de lutter contre la désinformation et propose sur son site internet des réponses aux questions récurrentes sur la vaccination. Elle finance également, via l’URPS Médecins libéraux, la formation de professionnels de santé aux techniques d’entretiens motivationnels qui sont adaptés à l’hésitation vaccinale pour pouvoir aborder la vaccination de manière sereine et efficiente avec leurs patients.






