Nouvelle-Aquitaine

Prise en charge des maladies vectorielles à tiques

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Visuel de tiques
Pour assurer une prise en charge spécialisée des patients atteints de maladies vectorielles à tiques (MVT), le plan national de lutte contre la maladie de Lyme prévoit l'identification de centres spécialisés de recours adaptés et gradués selon la complexité des situations. Au 1er octobre 2019, deux centres de compétence sont identifiés : Centre hospitalier de La Rochelle et le CHU de Bordeaux.
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La borréliose de Lyme est la plus fréquente des infections transmises par les tiques en France.

La majorité des cas se manifeste sous forme d’érythème migrant. Un certain nombre de patients présente des manifestations tardives disséminées ne répondant pas au traitement de la borréliose de Lyme. Certains de ces patients porteurs de manifestations complexes font l’objet d’errance diagnostique qui peut être délétère à leur prise en charge et à leur qualité de vie. En outre, peu de données concernant ces patients sont actuellement disponibles.

Il est important d’une part, de pouvoir proposer à ces patients une prise en charge spécialisée par une équipe pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle pour une démarche diagnostique et thérapeutique rationnelle basée sur une analyse clinique et des examens complémentaires adaptés et d’autre part, d’améliorer les connaissances sur les différentes formes des maladies vectorielles à tiques.

La direction générale de la santé (DGS) a lancé un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques, en lien avec les agences sanitaires nationales et les usagers. Ce plan comprend 5 axes stratégiques déclinés en actions.

L’action 9 (axe stratégique 3) prévoit des centres spécialisés de recours pour une prise en charge homogène des patients.

Trois niveaux de prise en charge répondent à la complexité des situations :

  1. Niveau de proximité : la prise en charge est assurée par la médecine de ville dont le médecin traitant constitue l’axe essentiel et indispensable de la démarche de diagnostic. Il interagit de manière indispensable avec les autres spécialistes (ex. dermatologue, infectiologue, rhumatologue, neurologue, gynécologue-obstétricien, pédiatre) 
  2. Niveau de recours régional : la prise en charge est assurée par les centres de compétence hospitaliers pour les "cas complexes" de Maladies Vectorielles à Tiques (CC MVT)
    Les CC MVT accueillent les patients présentant des symptômes attribués à une maladie transmise par les tiques, dont la prise en charge n’a pas permis d’obtenir de résultats satisfaisants. Ils collaborent étroitement avec la communauté médicale de proximité. 
  3. Niveau de recours interrégional : la prise en charge est assurée par les centres de référence hospitaliers.
    Les CR MVT organisent et mettent en œuvre la recherche clinique et des formations, apportent leur expertise aux CC MVT de leur territoire et organisent la prise en charge des « cas très complexes ». Les CR MVT ont la mission d’animer le réseau des CC MTV. Les CR MVT ont une attraction interrégionale ; ils sont au nombre de cinq au niveau national. La décision de labellisation (reconnaissance) des CR MVT est prise par le ministère chargé de la santé. La labellisation sera valable cinq ans.
CHU de BORDEAUX
Groupe hospitalier PELLEGRIN

Place Amélie RABA LEON
33000 Bordeaux
Pôle spécialités médicales
Service des Maladies infectieuses et tropicales

Pr Didier NEAU
carol.borie@chu-bordeaux.fr
Tél. : 05 56 79 55 78
CH La Rochelle - Ré – Aunis
Rue du docteur Schweitzer
17019 La Rochelle Cedex
Service Médecine interne-Maladies infectieuses
Chef de service
Dr RONCATO-SABERAN Mariam
celine.dupin@ght-atlantique17.fr
Tél. : 05 46 45 52 39