Nouvelle-Aquitaine

Ensemble, améliorons le dépistage du cancer du sein !

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"Octobre rose", des centaines de manifestations sont organisées partout en France pour récolter des fonds, notamment en faveur des associations qui se battent au côté des femmes malades, mais aussi de celles qui sont guéries, de leurs proches et de leurs familles.
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Lutter contre le cancer du sein, c'est avant tout lutter pour que la vie continue, et pour cela il faut promouvoir l'information et le dépistage organisé pour les femmes entre 50 et 74 ans.

Octobre rose 2017

Ce mois de mobilisation nationale contre le cancer du sein est l'occasion de rappeler que cette maladie demeure, malgré les progrès thérapeutiques, un enjeu de santé publique majeur.

En France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme et la première cause de mortalité par cancer avec près de 12 000 décès par an. Pourtant, s'il est détecté tôt, ce cancer est guéri dans 9 cas sur 10.

Son dépistage est donc enjeu majeur de santé publique.

Pourquoi se faire dépister ?

  • Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein.

Aujourd’hui, le dépistage est une arme efficace contre ce cancer. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs, moins mutilants ou entraînant moins de séquelles.

  • Pourtant, 1 femme sur 3 en France ne se fait toujours pas dépister ou pas régulièrement.

La participation s’est stabilisée autour de 53 % (à ce chiffre s’ajoutent environ 10 % de femmes qui réalisent des mammographies de dépistage à la demande du médecin ou de leur propre initiative). Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation et l’information des femmes, comme celle de l’ensemble des acteurs de santé.

Les femmes concernées par le dépistage

Cette année, cette campagne s’adresse aux femmes concernées par le dépistage organisé, mais aussi aux femmes à risque aggravé, dit « élevé » ou « très élevé », de cancer du sein.

Le dispositif d’information s’inscrit dans les objectifs du Plan cancer 2014-2019 qui prévoit notamment que chaque femme soit orientée vers la modalité de dépistage adaptée à son niveau de risque (moyen, élevé, ou très élevé) :

  • Niveau de risque « moyen »
    Le risque de développer un cancer du sein est principalement lié à l’âge (à partir de 50 ans) et au fait d’être une femme. Pour les femmes entre 50 et 74 ans qui ne présentent pas de facteur de risque particulier, c’est le programme national de dépistage organisé du cancer du sein qui est adapté pour elles : tous les deux ans, un examen clinique des seins et la réalisation d’une mammographie.
  • Niveau de risque « élevé »
    Les femmes présentant certains risques particuliers, comme des antécédents personnels ou familiaux proches de cancer ou de maladie du sein, ou bien qui ont eu une radiothérapie à haute dose au niveau du thorax, sont considérées comme à « risque élevé ». Une consultation d’oncogénétique peut leur être indiquée en fonction de l’analyse détaillée de leur situation. Elles font l’objet d’un suivi spécifique précisé dans une recommandation publiée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en mai 2014 . Elles n’entrent pas dans le programme national de dépistage organisé.
  • Niveau de risque « très élevé »
    Les femmes porteuses d’une mutation génétique BRCA1 ou 2 ont un risque accru de développer un cancer du sein et/ou de l’ovaire. Ces femmes font l’objet d’un suivi spécifique, défini par des recommandations élaborées par l’INCa et qui sont en cours d’actualisation.

Le médecin généraliste et le gynécologue jouent un rôle essentiel dans l’orientation des femmes vers les modalités de dépistage adaptées à leur niveau de risque. L’INCa tient à leur disposition des documents et ressources sur le site e-cancer.fr.

Les actions en Nouvelle-Aquitaine

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