COVID-19 - PS - Prélèvements de dépistage / diagnostic

Article
Visuel
Visuel COVID-19 - Tests dépistage COVID Grand Public
Favoriser l’accès rapide aux tests afin de bloquer le plus rapidement les chaînes de transmission du virus.
Corps de texte

La réalisation des tests biologique (RT-PCR SARS-CoV-2) de COVID 19

Les tests biologiques (RT-PCR SARS-CoV-2) de COVID 19 sont réalisés :

  • En priorité : auprès de toute personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 et auprès des patients symptomatiques et les personnes « contact » inscrites dans CONTACT-COVID ;
  • Dans le cadre d'opérations de dépistage :
    • soit auprès des publics identifiés (personnes vulnérables, des résidents et professionnel de au sein des structures d’hébergement collectif (EHPAD, établissements médico-sociaux, établissement pénitentiaires, etc.),
    • soit auprès de l’ensemble de la population, ces opérations sont organisées en particulier sur les sites touristiques ;
  • Auprès des voyageurs en prévision et au retour d’un voyage en Outre-mer ou à l’étranger.

Le test virologique est réalisé sous la responsabilité d’un laboratoire de biologie médicale (LBM).

La phase de prélèvement consiste en la réalisation d’un prélèvement naso-pharyngé des voies respiratoires hautes.

Les tests virologiques (RT-PCR) de dépistage du COVID-19 sont désormais réalisables sans ordonnance et sont pris en charge intégralement par l’assurance-maladie obligatoire.

Afin de réduire le temps d’attente pour les personnes symptomatiques et leurs contacts, il peut être envisagé une organisation pour prioriser les files d’attentes en fonction de la situation du patient (pour exemple : une file pour les patients symptomatiques et les personnes « contact » inscrites dans CONTACT-COVID ; une file pour les personnes se présentant avec un bon délivré dans le cadre d’une opération de dépistage dans un territoire défini ; une file pour les personnes souhaitant bénéficier d’un test en prévision d’un voyage Outre-mer ou à l’étranger ; une file pour les personnes souhaitant se faire dépister pour tout autre motif).

Le prélèvement peut être réalisé par des médecins (y compris les médecins du travail), et des infirmiers, des techniciens de laboratoire de biologie médicale, des étudiants en médecine et des étudiants en soins infirmiers (sous conditions). Il est réalisé sur des sites répondant aux conditions de sécurité sanitaire. En fonction du contexte territorial et en lien avec l’ARS, les équipes de prélèvement des LBM pourront être renforcées par la mobilisation des professionnels de santé libéraux, en particulier les infirmiers.

Le prélèvement peut être réalisé hors du domaine du laboratoire (dans un établissement de santé, au domicile du patient ou dans un des lieux énumérés à l’article 2 de l’arrêté du 13 août 2014) dans le cadre d’une convention passée entre le LBM et le professionnel de santé ou sa structure.

Pour assurer un maillage fin du territoire, les LBM peuvent s’appuyer sur des équipes mobiles. Ce système est à privilégier dans les établissements médico-sociaux, les centres pénitentiaires, à chaque fois que le prélèvement extérieur permet de prendre en charge des publics sensibles, vulnérables, non ambulatoire et en cas de clusters.

Dans l’attente des résultats du test, le patient devra rester chez lui en respectant les consignes de confinement, d’hygiène et de surveillance de son état de santé.

Une priorisation nationale pour fluidifier l’accès aux examens de dépistage

L’objectif ? Une réduction des délais d’accès au prélèvement et de rendu des résultats pour les situations les plus critiques et permettre ainsi la mise en place rapide de l’isolement des cas confirmés et des personnes contacts à risque. Le nombre de personnes testées ne sera pas moindre.

Dans les laboratoires de biologie médicale, 3 niveaux de priorité ont été définis par le Ministère des Solidarités et de la Santé :

  • Priorité 1 : examen à visée diagnostique > si la personne a des symptômes, si elle est une « personne contact » ou sur demande de l’autorité de santé si elle a fréquenté un lieu ou une communauté où un cluster/une forte circulation a été constatée.  Dans ce cas, elle doit disposer d’un examen dans les 24h et obtenir les résultats dans les 24h suivantes.
  • Priorité 2 : examen à visée de dépistage ciblé. Par exemple : si la personne a fréquenté un lieu ou une communauté où un cluster/une forte circulation du virus a été constatée, dans le cadre d’un dépistage organisé autour d’une situation à risque de transmission, sur présentation d’un bon pour dépistage, etc.
    Dans ce cas, elle doit pourvoir être dépistée dès qu’une disponibilité est identifiée et obtenir les résultats dans les 24h suivantes.
  • Priorité 3 : dépistage individuel pour convenance personnelle ou surveillance épidémiologique > retour en Outre-Mer, voyage dans un pays l’exigeant, incitation de votre employeur sans indication formelle,  participation à un grand rassemblement sans cas signalé, etc.
    La personne en priorité 3 peut se faire dépister, mais elle n’est pas prioritaire et le rendu des résultats sera fonction de la capacité du laboratoire à traiter dans les délais impartis les priorités 1 et 2.

Rappel : Dans l’attente des résultats, il est primordial de respecter les consignes d’isolement, de réduire ses contacts au strict minimum et de participer aux mesures d’identification des personnes contacts en cas de résultat positif.

Les professionnels de santé peuvent adresser les patients en vue d’un dépistage / diagnostic de l’infection à Covid-19 aux laboratoires (de ville en priorité) réalisant des prélèvements mentionnés sur les cartes suivantes (une carte par département).

Ces cartes mentionnent également les équipes mobiles pouvant assurer les prélèvements dans des structures collectives (EHPAD, écoles…).

Pour en savoir plus :

La scanographie thoracique peut être utilisée pour faciliter la confirmation d’un diagnostic COVID-19. Elle possède une sensibilité (90%) supérieure à la RT-PCR mais une spécificité moindre.

Le scanner thoracique est prescrit par un médecin dans le cas d’une symptomatologie respiratoire évocatrice de COVID-19 (toux/dyspnée) évoluant depuis plus de 48h.

Les précautions liées au COVID allongent la durée de réalisation par patient, ce qui justifie une recommandation de limitation de prescriptions à des situations spécifiques.

La pertinence de la réalisation d’un scanner thoracique ou d’une RT-PCR doit être évaluée avec l’appui des plateformes hospitalières et des radiologues. Elle repose principalement sur  la nécessité d’une adaptation thérapeutique à court terme en cas de COVID-19 chez les publics suivants :

  • les individus fragiles et /ou à risque de forme grave ou sévère ;
  • les femmes enceintes au 2ème ou 3ème trimestre avec une RT-PCR préalable négative et des symptômes respiratoires typiques de COVID-19.

Le scanner thoracique permet aussi d’obtenir une orientation diagnostique rapide chez les professionnels de santé.

Devant une symptomatologie autre, la réalisation de cet examen pourra être envisagée au cas par cas. Le résultat du scanner doit s’interpréter au regard de la situation clinique, qui peut générer des images compatibles avec un COVID19 en l’absence d’infection, en particulier en cas d’immunodépression (p.ex. : pneumocystose).

Chez les patients n’exprimant pas de symptômes respiratoires, la RT-PCR reste le seul examen complémentaire à visée diagnostique utilisable.

Les informations concernant les cas confirmés de COVID-19 par scanner thoracique :

Liste des structures réalisant cet examen :

A l’attention des fournisseurs en réactifs et consommables des laboratoires de biologie médicale : la liste des laboratoires de biologie médicale identifiés comme devant être prioritairement servis figure dans le document ci-après :

Cette liste fait l’objet d’une communication suivie au Ministère de la Santé.

Pour en savoir plus :

  • La fiche sur les précautions de prélèvements de dépistage par RT-PCR
  • La fiche de la Société française de microbiologie relative à la gestion des prélèvements biologiques d’un patient suspect ou confirmé de COVID-19
  • La liste des réactifs pour RT PCR
  • La fiche pour les livreurs de produits de santé
  • La FAQ à destination des industriels sur l’accès au marché et au remboursement des tests diagnostiques COVID-19
  • La FAQ sur les dérogations pour la réalisation de RT-PCR
  • Un modèle de convention pour la détection du génome du SARS-CoV-2, (et sa version word) proposé aux laboratoires et aux « autres laboratoires » (laboratoires départementaux d’analyse et laboratoires de recherche)
  • La liste (non exhaustive) des laboratoires de recherche habilités à réaliser la détection du génome SARS-CoV-2
Site internet du Ministère de la santé : "En ambulatoire - Recommandations COVID-19 et prise en charge / paragraphe "Laboratoires de biologie médicale"

Afin de casser le plus rapidement possible les chaines de transmission, une application à destination de l’ensemble des usagers a été mise en place en complément du contact-tracing réalisé par les médecins, l’Assurance Maladie et les Agences Régionales de Santé.

L’application permet, de manière anonyme, aux utilisateurs d’être informés s’ils ont été exposés à un malade confirmé également utilisateur de StopCovid.

Dans l’application, les utilisateurs se déclarent positifs en scannant ou saisissant dans son application le QR code disponible sur le compte rendu des résultats biologiques.

Désormais, le médecin, l’infirmier ou le technicien de laboratoire médical peut générer directement via l’interface https://pro.stopcovid.gouv.fr/ accessible depuis Pro Santé Connect avec la carte CPS ou e-CPS, un code à 6 caractères que le patient pourra saisir immédiatement sur son appli.

Seront identifiés comme contacts à risque les personnes dont le téléphone est situé à moins d’1 mètre du téléphone d’un cas confirmé et pendant au moins 15 minutes (cette définition, destinée à un usage numérique est moins sensible que celle utilisée dans le cadre du contact-tracing classique).

Les personnes qui recevront une notification d’exposition à un risque de contamination seront invitées à se rapprocher de leur médecin traitant qui devra évaluer le niveau de risque et leur indiquer la procédure à suivre :

  • en cas de symptômes évocateurs de COVID-19, il convient de considérer cette personne comme un cas possible et de lui prescrire un test diagnostique et les mesures d’isolement ad hoc ;
  • en l’absence de symptômes, en accord avec la définition de Santé publique France, la personne n’est pas considérée comme contact à risque si elle a adopté une des mesures de protection (utilisation d’un hygiaphone ou autre séparation physique (vitre) durant ses interactions avec toute personne hors de son foyer, en particulier dans des commerces ou des établissements recevant du public, utilisation systématique d’un masque chirurgical ou FFP2 par la personne dans l’espace public en particulier dans les transports ou sur son lieu de travail, utilisation d’un masque grand public, fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent, porté par le patient ET toute autre personne pendant la durée et à la distance considérés comme à risque).

Si le médecin considère que la personne est un contact à risque, les mesures suivantes lui seront indiquées :

  • Prescription d’un test virologique à J7 de la notification comme contact par StopCovid ;
  • Prescription de masques chirurgicaux ;
  • Mise en quatorzaine à partir de la date de notification comme contact à risque ;
  • Consultation du médecin en cas d’apparition de symptômes dans les 14 jours suivant la notification.