COVID-19 - ETS - Prise en charge des patients atteints du Covid-19

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Les établissements de santé de 1ère et 2ème ligne sont mobilisés, en première intention pour assurer la prise en charge des patients présentant des formes sévères ou graves. Dans ce contexte épidémique, leur organisation doit s’adapter pour assurer à la fois la prise en charge patients COVID-19 et la continuité des soins pour les autres patients.
Corps de texte

Afin de préparer et gérer les tensions hospitalières, un guide élaboré par le ministère de la santé est proposé aux directeurs d’établissements, aux présidents de commission médicale d’établissement (CME) et aux personnels des établissements de santé publics et privés :

Ministère de la santé - Guide de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles au sein des établissements de santé

Dans un contexte de forte mobilisation des ressources, les capacités de prise en charge des urgences vitales ainsi que les circuits existants habituels doivent être maintenus.

De ce fait :

  • L’appel au médecin traitant est à privilégier pour les patients COVID-19 présentant une forme simple ou modérée (prise en charge en ville) ;
  • L’appel au 15 reste à privilégier pour les patients présentant des signes de gravité et les patients n’ayant pas de médecin traitant.

Une stratégie d’adaptation des SAMU est mise en place et repose sur : le renforcement des équipes et des capacités, l’organisation de gestion des appels et un dispositif d’orientation des patients sans médecins traitants via une plateforme téléphonique de l’Assurance Maladie.

Pour en savoir plus :

Afin de permettre une surveillance épidémiologique et un pilotage opérationnel le plus efficace possible, les informations doivent être saisies dans SI-VIC chaque jour avant 14h00.

Les établissements de santé doivent saisir systématiquement dans SI-VIC, les patients hospitalisés présentant :

  • Un diagnostic de COVID-19 confirmé biologiquement ;
  • Ou, une tomodensitométrie thoracique évocatrice de diagnostic de COVID-19.

Le décret n° 2020-114 du 25 mars 2020 (JO 26/03/20) et le décret no 2020-337 du 26 mars 2020 (JO 27 mars2020) autorisent la prescription, la dispensation et l’administration de l’hydroxychloroquine et de l’association lopinavir / ritonavir sous la responsabilité d’un médecin dans les établissements de santé prenant en charge les patients atteints par la Covid-19.

Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique (HSCP) et, en particulier, de l’indication pour les patients atteints de pneumonie oxygénorequérante ou d’une défaillance d’organe.

Les conditions de dispensation et les précautions à prendre et surveillances des effets indésirables de ces deux molécules sont précisés dans la fiche mémo :

Les informations relatives aux effets indésirables de ces médicaments sont à signaler au Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV).

Les services de l’ARS et de l’OMEDIT sont à disposition pour toute information complémentaire.

Rappel de la stratégie globale

L’épidémie de covid-19 a nécessité le renforcement de la capacité en soins critiques de notre région et notamment des capacités de réanimation.

Ce renforcement a été réalisé soit par extension des services de réanimation existants, soit par transformation de capacités de soins continus ou intensifs, soit par création/transformation de SSPI.

Ce travail a permis d’augmenter la capacité en lits de réanimation de la région de près de 50%.

Pour en savoir plus :

Anticipation d’une éventuelle seconde vague épidémique

Des recommandations d’organisation des réanimations en cas d’une éventuelle nouvelle vague épidémique ont été formulées.

Ces recommandations portent sur 4 axes majeurs :

  • les organisations des services en lien avec la programmation/déprogrammation des activités hors COVID et en prévision des épidémies de l’automne/hiver (capacitaire),
  • l’organisation des ressources humaines,
  • l’organisation de la logistique  (respirateurs, médicaments, autres matériels),
  • l’organisation des transferts et des décisions médicales de prise en charge.

lien vers : 2020_07_FICHE_REA

Les points de vigilances :

  • Gestion des capacitaires :
    • Les modalités d’organisation sont étudiées selon 3 paliers de besoin capacitaire national :
      • Hypothèse basse (5 000 lits) : fonctionnement "quasi normal" avec un partage d'activité Covid et non-Covid et le recours à la réserve des lits de précaution réversibles entre 24 et 72 heures (pas de capacitaire supplémentaire) ;
      • Hypothèse intermédiaire (8 500 lits) : création d'unités temporaires ;
      • Hypothèse haute (12 000 lits armables) : reproduit le fonctionnement de la première vague avec l'ouverture au maximum de lits et la déprogrammation quasi-totale des activités, nécessite un renfort en personnel et leur formation
    • L’enjeu sera de conserver une gestion dynamique du parc de lits installés afin de garantir un accès aux besoins des patients NON-COVID. Pour cela, les établissements devront recourir à des services modulaires pouvant se « transformer » rapidement en unités de réanimation ;
    • Le recours aux salles opératoires et aux SSPI pour l’accueil de patients COVID+ ne peut pas constituer une solution systématique pour au moins deux raisons :
      • Plusieurs de ces salles peuvent ne pas être adaptées à une prise en charge longue de type réanimatoire ;
      • L’utilisation de ces salles bloque, par définition, en partie l’activité « NON-COVID ».
  • Ressources humaines :
    • Il convient d’éviter les rotations rapides des soignants d’une unité à l’autre qui empêche l’émergence d’équipes stables et fonctionnelles ;
    • Sont encouragés les dispositifs suivants :
      • Instaurer une formation préalable, même courte, dans la mesure du possible dans les futurs locaux d’exercice ;
      • Instituer un ratio plus favorable IDE et AS au-dessus du réglementaire, pour le temps de la montée en charge ;
      • Mixer au début de la crise les équipes issues de réanimations pérennes et les personnels en renfort pour constituer un pool unique dévolu aux soins critiques de l’établissement ;
      • Réfléchir aux configurations des locaux pour installer les réanimations COVID+ dans des lieux adaptés et regroupés.
    • Organisation des renforts humains via la plateforme nationale Renfort RH : https://renfortrh.solidarités-sante.gouv.fr/ :
      • Les professionnels se déclarent volontaires via un questionnaire en ligne ;
      • Les établissements sanitaires et médico-sociaux transmettent directement leurs demandes (création d’un compte).
    • Assurer des formations accélérées auprès de professionnels de santé compétents pour assurer la prise en charge des patients en réanimation :
      • Des médecins spécialistes (réanimateurs, anesthésistes-réanimateurs) et le cas échéant, de médecins d’autres spécialités disposant de compétences ou d’expériences en soins critiques (SMUR, Salles de déchocage) ;
      • Des infirmiers notamment IADE et autres infirmiers disposant d’une expérience des soins en réanimation ou en soins critiques (SMUR par exemple).

      Tous ces professionnels de santé mobilisés en renfort peuvent s’appuyer sur l’offre de formation en ligne mise à disposition par les Sociétés savantes :

  • Organisation logistique et disponibilité des ressources matérielles
    • Pour les 5 médicaments prioritaires :
      • Fin du dispositif national d’approvisionnement avec une reprise de la possibilité d’approvisionnement direct des établissements de santé auprès des fournisseurs ;
      • Poursuivre le suivi des stocks et consommations journalières sur la plateforme maPUI.fr.
    • Poursuivre la saisie des stocks des dispositifs médicaux sur maPUI.fr et faire remonter, le cas échéant, toute difficulté d’approvisionnement auprès des fournisseurs à ars-na-moyens-mdm@ars.sante.fr et ARS-NA-OMEDIT@ars.sante.fr.

Pour en savoir plus :

Retrouver toutes les informations sur la Foire Aux Questions régulièrement actualisée.

 

En phase épidémique, la gestion des ressources est primordiale pour assurer une bonne visibilité des capacités de prises en charge et ainsi favoriser les bonnes orientations. Il s’agit de s’appuyer sur les outils existants dont le Répertoire Opérationnel des Ressources  (ROR) et ViaTrajectoire (VT).

ViaTrajectoire

Pour toutes les demandes d’orientation sanitaire (demande d’admission en Soins de Suite et Réadaptation (SSR), en Hospitalisation à Domicile (HAD) ou en Unité de Soins Palliatifs (USP)), le prescripteur doit renseigner le nouvel indicateur "COVID-19" dans le dossier du patient.

Ceci afin d'alerter l'unité receveuse sur sa situation infectieuse.

Durant la prochaine période estivale, la survenue de vagues importantes de chaleur pourrait compliquer les mesures liées à l’épidémie de Covid-19. Une vigilance particulière s’applique auprès des personnes âgées et autres personnes fragiles.

Pour en savoir plus :