Communiqué de presse - Journée mondiale de l’AVC - 29 octobre 2021

Communiqué de presse
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Accidents vasculaires cérébraux (AVC) : reconnaître les facteurs de risque et agir vite en améliorant la prise en charge des patients via le déploiement de la télémédecine.

Aujourd’hui encore, les accidents circulaires cérébraux (AVC) constituent la 3ème cause de mortalité en France et la 1ère cause de handicap. En moyenne 2 personnes sont touchées par un AVC toutes les heures et plus d’1 sur 3 gardera des séquelles invalidantes. Pourtant, la survenue d’un AVC est favorisée par des facteurs de risque clairement établis. L’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine confirme, à l’occasion de la journée mondiale du 29 octobre, son engagement pour améliorer la prévention et la prise en charge des patients.

Facteurs de risque et prévention    

Des facteurs de risques, pour certains déterminés par le mode de vie et donc potentiellement modifiables, sont associés à la survenue de 90% des AVC. Parmi les plus importants, citons :

  • L’hypertension artérielle (risque multiplié par 3 à 4) ;
  • Le tabagisme (risque multiplié par 2 à 3) ;
  • La surcharge pondérale, la sédentarité et le manque d’activité physique
  • La consommation excessive d’alcool ;
  • Un trouble du rythme cardiaque tel que la fibrillation atriale
  • Le diabète ;
  • L’hypercholestérolémie.

L’AVC est une urgence vitale : son traitement rapide réduit considérablement le risque de décès, de complications et de séquelles. En cas d’apparition brutale de l’un de ces trois signes, il est nécessaire d’appeler immédiatement le SAMU Centre 15.

Visuel signes AVC

Pour continuer de diffuser ces messages de prévention, l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine s’appuie notamment sur l’association « AVC Tous Concernés ». Créée par Philippe Meynard, victime d’un AVC à l’âge de 43 ans, l’association parcourt les routes de Nouvelle-Aquitaine à la rencontre des habitants de la région pour les informer.

A l’occasion du mois d’octobre, le #MinibusAVC de l’association, avec à son bord une dizaine de bénévoles, se déplace sur l’ensemble des 12 départements pour mener des actions de prévention, notamment le don de 1000 tensiomètres.

Il se rendra à Bordeaux, le 29 octobre prochain, place de la Victoire, et donnera 250 tensiomètres à la population, en présence de Benoît Elleboode, directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine (ou de son représentant) et de Stéphanie Fazi-Leblanc, directrice générale adjointe du CHU de Bordeaux.

Les prises de parole sont prévues à 11h.

Le déploiement de la télémédecine dans 39 établissements néo-aquitains pour améliorer la prise en charge des AVC

Afin d’assurer une prise en charge la plus rapide possible dans cette course contre la montre qu’est l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’ARS soutient, en partenariat avec l’Observatoire régional des urgences Nouvelle-Aquitaine (ORU) et le Groupement régional d’appui au développement de la E-santé Nouvelle-Aquitaine (GRADeS GIP ESEA), le déploiement du projet Télé-AVC.

16 unités neuro-vasculaires (services de soins rattachés à un service hospitalier de neurologie) permettant la prise en charge des patients en téléAVC ont été labellisées en région, portant à 39 le nombre d’établissements affiliés au projet. Ces UNV accélèrent la transmission des images radiologiques aux neurologues qui peuvent les intérpréter à distance, plus rapidement, et prescrire lorsqu’il est indiqué le traitement adapté :

  • Thrombolyse : consiste à dissoudre le caillot de sang responsable de l’infarctus cérébral suite à l’arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau. Cette prescription peut être réalisée grâce à un système de télémédecine, permettant de mettre en relation deux équipes médicales distantes. On parle alors de télé-thrombolyse ;
  • Thrombectomie : mécanique permettant le retrait du caillot obstruant la circulation sanguine par une technique de neuroradiologie interventionnelle. Elle est possible dans les 5 UNV de recours de la région : CHU de Bordeaux, Limoges, Poitiers, CH de la Côte Basque et CH de Pau.

En 2020, selon ESEA, qui assure l’accompagnement au déploiement du téléAVC, 1 543 alertes AVC ont été déclenchées via le dispositif régional de télémédecine et 227 télé-thrombolyses ont pu être réalisées. Selon l’Observatoire néo-aquitain des AVC (ObA2), plus de 1 180  thrombolyses ont été réalisées en unités neuro-vasculaires.

L’Observatoire néo-aquitain des AVC décrit les pratiques et les parcours de soins des patients victimes d’un AVC jusqu’à 5 ans après l’accident. Il permet aux acteurs de la filière d’analyser les facteurs individuels, structurels et organisationnels associés à la variabilité des parcours de santé. Déployé dans l’infra-région Aquitaine depuis 2012, il est en phase d’extension dans 58 établissements de santé en Nouvelle-Aquitaine

Cartographie des Services d'Urgences et TéléA 2021