Communiqué de presse - Coronavirus : point de situation en Nouvelle-Aquitaine du 16/10/2020

Communiqué de presse
Coronavirus - COVID-19
Visuel COVID-19 - Point de situation 678*454

Sujets abordés :
- Données épidémiologiques : chiffres clés, éléments d’analyse
- Dépistage en Nouvelle-Aquitaine : accès facilité et expérimentation des tests antigéniques
- Vacances de la Toussaint en famille : profiter de ses proches sans courir de risque

Visuel COVID-19 - Chiffres du CP du 16/10/2020

> Données épidémiologiques : chiffres clés, éléments d’analyse ///////

La circulation de la Covid-19 est active dans l’ensemble de la région. Le taux d’incidence est en hausse dans tous les départements hormis en Gironde, avec des disparités selon les départements.

Une hausse marquée est observée dans les départements de la Creuse (77,4/100 000 hab.), de la Haute-Vienne (136,7/100 000 hab.) et des Pyrénées-Atlantiques (122,7/100 000 hab.).

La Gironde voit son taux d’incidence se stabiliser. Toutefois ce taux demeure élevé à 98,7/100 000 hab. (148,8 pour Bordeaux métropole et en augmentation de près de 10 points pour Bordeaux à 202/100 000 hab.). L’épidémie n’est donc pas enrayée. Le virus est toujours présent, mais sa progression a été ralentie notamment grâce aux récentes mesures prises localement et à l’application des gestes barrières par les citoyens. 

On constate par ailleurs une augmentation des taux d’incidence et de positivité chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Conséquence de la propagation du virus qui fait tache d’huile : les contaminations chez les 15-44 ans se répandent progressivement vers les personnes plus âgées. Une tendance qui risque de se poursuivre, voire même de s’aggraver, si les mesures barrières ne sont pas strictement et largement appliquées lors des vacances et rassemblements familiaux de la Toussaint qui se profilent (voir les conseils pratiques « vacances de la Toussaint » ci-après).

Toutefois, comme précisé dans le précédent point de situation, le taux d’incidence étant directement corrélé au taux de dépistage et au taux de positivité, l’évolution du taux d’incidence doit être interprétée avec la plus grande précaution car elle peut être en partie expliquée par l’évolution des pratiques de dépistage (priorisation mise en place).

 

Tableau COVID-19 des chiffres clés du CP du 16/10/2020

> Actualités ///////

Dépistage en Nouvelle-Aquitaine : accès facilité et expérimentation des tests antigéniques

Un seul mot d’ordre : ne pas hésiter à se faire tester pour casser les chaînes de transmission  

Afin d’éviter que l’épidémie ne se propage comme dans d’autres métropoles du pays, avec les conséquences sanitaires et économiques que l’on connaît, l’ARS demande aux Néo-Aquitains de ne pas baisser la garde. L’accès au dépistage étant désormais plus rapide pour tous, il ne faut pas hésiter à se faire tester - bien sûr en cas de symptômes ou identification « personne contact » - mais aussi plus largement en cas de doute ou si l’on a prévu de rendre visite à une personne à risque de développer une forme grave de la Covid-19. Consulter notre rubrique où se faire dépister ? et les conseils pour les vacances de la Toussaint ci-dessous.

Tests antigéniques : 4 expérimentations menées par l’ARS en Nouvelle-Aquitaine

Le principe ? Le prélèvement naso-pharyngé est réalisé puis mis dans un fluide. Les antigènes viraux sont alors détectés à l’aide d’un réactif contenant des anticorps. La liaison antigène - anticorps déclenche alors une réaction immuno-enzymatique dont la lecture se fait visuellement de manière colorimétrique (comme un test de grossesse).

Son intérêt ? Un résultat rapide (15 à 30 mn) permettant d’enclencher immédiatement les mesures de prévention (isolement, contact tracing) et gagner un temps précieux sur la diffusion du virus. Déployés de manière expérimentale, ces TRODS antigéniques ne se substituent pas à la PCR classique pour le diagnostic, mais constituent un outil complémentaire visant à augmenter les capacités de dépistage et raccourcir le délais d’obtention du résultat.

L’ARS Nouvelle-Aquitaine a obtenu du Ministère des Solidarités de la Santé l’autorisation de mener quatre expérimentations qui débutent avec l’appui du CHU de Bordeaux. Elles feront l’objet d’une évaluation courant novembre, l’objectif étant à terme de déployer ces tests antigéniques sur l’ensemble du territoire français.

Ces expérimentations vont débuter :

  1. Aux urgences du CHU à Bordeaux (l’expérimentation a commencé lundi dernier à Saint André). 
  2. Dans les services de chirurgie du CHU de Bordeaux (dépistage rapide pour les patients hospitalisés nécessitant une intervention chirurgicale urgente ou semi-urgente).
  3. Sur l’opération de dépistage gratuit organisée à l’Arkea Arena (à partir du milieu de semaine prochaine)
  4. A l’Université de Bordeaux auprès de l’ensemble des étudiants en santé réalisant des stages cliniques (démarrage prévu dernière semaine d’octobre)

Vacances de la Toussaint en famille : profiter de ses proches sans courir de risque

Afin de ne pas reproduire le scénario estival, durant lequel le relâchement des mesures barrières a conduit à la recrudescence du coronavirus dans la région, l’ARS invite les Néo-aquitains, quel que soit leur âge, à prendre certaines précautions afin de profiter au mieux de leurs proches tout en limitant les risques. Le risque de contamination des personnes fragiles par des proches asymptomatiques ou malades est réel comme en témoigne malheureusement le nombre et le profil des patients hospitalisés et/ou admis en réanimation depuis la rentrée.

Pour protéger nos proches et préserver les professionnels de santé en première ligne dans cette pandémie, adoptons les bons réflexes même dans la sphère privée et lors de nos retrouvailles familiales. Voici donc quelques conseils pratiques à ceux et celles ayant prévu de se réunir auprès des grands-parents et petits-enfants pendant ces vacances :

Avant de se retrouver

  • on réduit au maximum ses interactions sociales la semaine précédant les retrouvailles (ex : on reporte les dîners ou sorties) et dans tous les cas on les limite avec un maximum de six convives;
  • on applique rigoureusement les gestes barrières que ce soit dans l’espace public, privé ou professionnel ;
  • on se fait dépister quelques jours avant le départ pour limiter les risques et annuler son déplacement en cas de test positif (consulter notre rubrique où se faire dépister ?). L’accès au dépistage est désormais plus rapide, n’hésitez à vous faire dépister pour casser les chaînes de contamination ;
  • on aborde le sujet avec ses proches en amont pour éviter surprises et déceptions le jour des retrouvailles. On explique aux enfants les précautions à prendre en présence des grands-parents et on propose aux grands-parents des solutions pour en profiter sans se mettre en danger (voir ci-dessous).

Pendant les retrouvailles

  • on applique rigoureusement les gestes barrières : port du masque même en famille, distance d’1m, lavage régulier des mains ;
  • on privilégie au maximum les activités en extérieur (balades, vélo, parc, goûter dans le jardin...) et on aère souvent les pièces (au moins 10 mn 3 fois par jour).
  • on évite les embrassades, notamment pour les grands-parents avec les enfants même si cela est difficile, on ne lit pas d’histoires sans masque, etc. On se rattrapera plus tard quand la situation sanitaire le permettra !
  • on prend le maximum de précautions quand on ne peut pas porter le masque, notamment pendant les repas (ex : on évite le bol commun de chips, on espace les chaises, une seule personne fait le service, etc.).

> Consulter notre check-list spéciale repas de famille

  • on nettoie régulièrement certaines surfaces (ex : la table, les poignées de porte).

Et bien sûr cela s’applique aussi lorsque les personnes à risque se réunissent avec des adultes et/ou des adolescents, car ils sont potentiellement davantage vecteurs du virus que les jeunes enfants.

Cellule régionale de renseignements Covid-19

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